Je m’appelle Marion, trentenaire aux racines littéraires. Née à Nice, dans une famille nombreuse, j’ai grandi entourée de voix, de vies et d’histoires entremêlées. Chez nous, les livres avaient leur place : mes parents lisaient beaucoup, et très tôt, j’ai compris que la lecture pouvait être à la fois un partage et un refuge. C’était aussi, dans l’effervescence familiale, une manière précieuse de m’offrir un moment à moi seule.
Lectrice vorace, j’ai toujours trouvé refuge dans les mots, dans leur poésie comme dans leur justesse. Cette passion pour la lecture m’a naturellement menée vers des études littéraires : trois années de classe préparatoire littéraire qui ont été aussi intenses qu’essentielles. J’y ai rencontré une bande d’amis avec qui je partageais le goût de l’écriture — une écriture alors plus journalistique, tournée vers le monde, ses tensions. Ensemble, nous nous étions même aventurés à créer une page où nous publiions des textes sur des sujets divers : sociétaux, culturels, d’actualité. Une première façon de faire entendre nos voix.
J’ai ensuite vécu huit années à Marseille, une ville vibrante où j’ai exploré une autre facette de mon rapport aux mots : le théâtre. Par amour des beaux textes, de leur musicalité et de leur incarnation, j’ai appris à les dire, à les habiter, à leur donner corps.
Aujourd’hui, je vis à Cagnes-sur-Mer. Depuis mon arrivée en septembre 2025, je participe à un atelier d’écriture organisé par le centre culturel de la ville — un espace de partage et d’exploration qui nourrit chaque jour un peu plus mon rapport aux mots et aux autres.
Comme tout le monde, j’ai traversé des moments plus complexes, des périodes où les mots deviennent à la fois difficiles et indispensables. C’est dans ces instants-là que l’écriture s’est imposée à moi avec le plus d’évidence. Écrire est pour moi une manière d’extérioriser ce qui déborde, ce qui ne trouve pas toujours sa place ailleurs. Une manière de tenir debout, aussi. Parce que parfois, » écrire, c’est hurler en silence » (Marguerite DURAS)
Ici, je dépose mes émotions, mes élans, et mes silences aussi. Ce blog est mon refuge, une résonance de ce que je suis — un espace où les mots prennent le relais quand la voix vacille, et où l’intime peut, peut-être, toucher à l’universel.

